
Après une première rando superbe en septembre, François a réussi a entraîner deux acolytes sur l’île de beauté : notre cher président Daniel ainsi que l’ami Luc Vincent.
Dimanche
21 avril départ de Propriano sur la côte Ouest après avoir racheté du pain
en catastrophe car François l’avait oublié à Rennes dans la voiture de sa
chérie.
Etape
de rêve jusqu’à la calanque d’Agulia, le plaisir juste un peu gâché par
un orage de fin d’après midi et l’odeur nauséabonde de méduses en décomposition ;
présage, sans doute, du résultat tout aussi nauséabond du premier tour des élections
présidentielles.
Lundi
22 les kayaks sont toujours aussi lourds car chargés à ras bord de vivres et
de matériel et les ponts sont encombrés de sacs étanches car cette fichu sixième
catégorie prend une place folle dans les caissons. Exploration de la calanque
de Conca et du cap Senetosa, lieux déserts plein de petits bivouacs tentants,
pause dans la célébrissime calanque de Roccapina, son lion de pierre et ses
petits couples en maillots de bain. Bivouac sympa à la calanque de Fornello au
milieu des bouses de vache (sèches heureusement).
Mardi
23 réveil sous un beau soleil, Luc inquiet, car un autochtone vient de débarquer
en 4X4 et se met à hurler « Yvan, Yvan » à pleins poumons. Nous
imaginons qu’il s’agit de ravitailler le célèbre maquisard mais en fait il
n’en est rien et en quelques minutes des vaches débonnaires se rassemblent,
sortant de nulle part. Cap sur le golfe de Figari avec une escale fort
sympathique à la tour de Caldarello que nous escaladons pour contempler la vue.
L’après-midi traversée éprouvante du golfe de Ventilegne pour Luc : sa
dérive refusait de descendre et le fardage important dû aux sacs le faisait
sans arrêt lofer. Choc

visuel, séquence émotion après le Cap de Feno : les falaises de Bonifacio et leur craie blanche brillaient dans le soleil. Arrêt à la grotte marine du Sdragonato pour admirer l’effondrement de la voûte en forme de carte de la Corse. Super petit bivouac après le cap Pertusato et comme à l’accoutumé dîner gastronomique.
Mercredi
24 cap à l’ouest vers l’archipel des Lavezzi, picnic de rêve dans la réserve
puis une belle partie de chevaux de bois pour le tour de l’île par le sud car
la brise s’était établie et levait une mer hachée. Rencontre avec des
kayakistes suisses en provenance des îles situées au nord de la Sardaigne ce
qui nous fit prendre conscience qu’une traversée était tout à fait
possible. Ce sera pour une autre fois. Contournement de l’île Cavallo par
l’est et étonnement général devant les maisons de milliardaires construites
entre les rochers. La saison n’était pas encore commencée et seuls quelques
ouvriers s’activaient sur les toits. Retraversée vers le continent (et oui
pour les gens des petites îles satellites, la Corse c’est le continent, tout
est relatif). Bivouac de rêve encore avec feu de camp en utilisant les masses
de bois flotté qui traînent sur la plage.
Jeudi
25, tour presque complet du golfe de Sant Amanza poussé par une brise de mer
renforcée par l’effet venturi (En gros c’est comme à Colombia quand le
vent s’engouffre entre les immeubles et soulève les jupes des filles) picnic
dans une petite calanque prés d’une vedette à l’abandon. Bivouac près
d’une paillote dans le golfe de Porto Novo. Pour moi c’était un lieu connu
mais la présence de vêtements à l’abandon et d’un gros jerrycan
d’essence (vide heureusement) témoignant de l’utilisation de ce lieu depuis
mon passage en septembre nous incita à rester sur la plage. Luc était heureux
car le stock de conserves qu’il trimballait depuis le début commençait à
baisser et son kayak allait enfin flotter de manière normale.

Vendredi
26, dernière étape, longue traversée douloureuse pour François et ses
lombaires en capilotade vers les îles Cerbicale puis farniente sous le phare de
la Chiappa à l’entrée du golfe de Porto Vecchio. Magnifique dernière demi
étape et arrivée un peu tatonnante dans la baie de Stagnolu pour une douche et
un rasage bien mérité au camping des îlots d’or. Grosses frayeurs pour François
qui est allé rechercher la voiture et la remorque confiées aux bons soins des
gendarmes de Propriano, en effet son sympathique chauffeur de taxi avait
entrepris de battre son record personnel sur le trajet et s’adonnait à la
conduite sportive sur les routes Corses au volant de sa Mercedes 300.
Samedi
27, chargement puis traversée de la corse par l’intérieur jusqu’à Calvi
pour prendre le ferry. La météo annonçait un avis de grand frais pour le
soir, nous avions eu une météo de rêve toute la semaine. Certains kayakistes
ont du bol !!
Nous
repartons l’an prochain et si vous vous laissiez tenter ?
Les kayakistes : Daniel Melscoet de Thorigné Eaux Vives
Luc Vincent de KRAKEN
François Parigot de Thorigné Eaux Vives
Contact François Parigot