Corse, le retour

21-27 Mai 2002

 de Propriano à Porto-Vecchio

Après une première rando superbe en septembre, François a réussi a entraîner  deux acolytes sur l’île de beauté : notre cher président Daniel ainsi que l’ami Luc Vincent.

 

Dimanche 21 avril départ de Propriano sur la côte Ouest après avoir racheté du pain en catastrophe car François l’avait oublié à Rennes dans la voiture de sa chérie.

Etape de rêve jusqu’à la calanque d’Agulia, le plaisir juste un peu gâché par un orage de fin d’après midi et l’odeur nauséabonde de méduses en décomposition ; présage, sans doute, du résultat tout aussi nauséabond du premier tour des élections présidentielles.

 

Lundi 22 les kayaks sont toujours aussi lourds car chargés à ras bord de vivres et de matériel et les ponts sont encombrés de sacs étanches car cette fichu sixième catégorie prend une place folle dans les caissons. Exploration de la calanque de Conca et du cap Senetosa, lieux déserts plein de petits bivouacs tentants, pause dans la célébrissime calanque de Roccapina, son lion de pierre et ses petits couples en maillots de bain. Bivouac sympa à la calanque de Fornello au milieu des bouses de vache (sèches heureusement).

 

Mardi 23 réveil sous un beau soleil, Luc inquiet, car un autochtone vient de débarquer en 4X4 et se met à hurler « Yvan, Yvan » à pleins poumons. Nous imaginons qu’il s’agit de ravitailler le célèbre maquisard mais en fait il n’en est rien et en quelques minutes des vaches débonnaires se rassemblent, sortant de nulle part. Cap sur le golfe de Figari avec une escale fort sympathique à la tour de Caldarello que nous escaladons pour contempler la vue. L’après-midi traversée éprouvante du golfe de Ventilegne pour Luc : sa dérive refusait de descendre et le fardage important dû aux sacs le faisait sans arrêt lofer. Choc

visuel, séquence émotion après le Cap de Feno : les falaises de Bonifacio et leur craie blanche brillaient dans le soleil. Arrêt à la grotte marine du Sdragonato pour admirer l’effondrement de la voûte en forme de carte de la Corse. Super petit bivouac après le cap Pertusato et comme à l’accoutumé dîner gastronomique.

 

Mercredi 24 cap à l’ouest vers l’archipel des Lavezzi, picnic de rêve dans la réserve puis une belle partie de chevaux de bois pour le tour de l’île par le sud car la brise s’était établie et levait une mer hachée. Rencontre avec des kayakistes suisses en provenance des îles situées au nord de la Sardaigne ce qui nous fit prendre conscience qu’une traversée était tout à fait possible. Ce sera pour une autre fois. Contournement de l’île Cavallo par l’est et étonnement général devant les maisons de milliardaires construites entre les rochers. La saison n’était pas encore commencée et seuls quelques ouvriers s’activaient sur les toits. Retraversée vers le continent (et oui pour les gens des petites îles satellites, la Corse c’est le continent, tout est relatif). Bivouac de rêve encore avec feu de camp en utilisant les masses de bois flotté qui traînent sur la plage.

 

Jeudi 25, tour presque complet du golfe de Sant Amanza poussé par une brise de mer renforcée par l’effet venturi (En gros c’est comme à Colombia quand le vent s’engouffre entre les immeubles et soulève les jupes des filles) picnic dans une petite calanque prés d’une vedette à l’abandon. Bivouac près d’une paillote dans le golfe de Porto Novo. Pour moi c’était un lieu connu mais la présence de vêtements à l’abandon et d’un gros jerrycan d’essence (vide heureusement) témoignant de l’utilisation de ce lieu depuis mon passage en septembre nous incita à rester sur la plage. Luc était heureux car le stock de conserves qu’il trimballait depuis le début commençait à baisser et son kayak allait enfin flotter de manière normale.

 

Vendredi 26, dernière étape, longue traversée douloureuse pour François et ses lombaires en capilotade vers les îles Cerbicale puis farniente sous le phare de la Chiappa à l’entrée du golfe de Porto Vecchio. Magnifique dernière demi étape et arrivée un peu tatonnante dans la baie de Stagnolu pour une douche et un rasage bien mérité au camping des îlots d’or. Grosses frayeurs pour François qui est allé rechercher la voiture et la remorque confiées aux bons soins des gendarmes de Propriano, en effet son sympathique chauffeur de taxi avait entrepris de battre son record personnel sur le trajet et s’adonnait à la conduite sportive sur les routes Corses au volant de sa Mercedes 300.

 

Samedi 27, chargement puis traversée de la corse par l’intérieur jusqu’à Calvi pour prendre le ferry. La météo annonçait un avis de grand frais pour le soir, nous avions eu une météo de rêve toute la semaine. Certains kayakistes ont du bol !!

 

Nous repartons l’an prochain et si vous vous laissiez tenter ?

 

Les kayakistes : Daniel Melscoet de Thorigné Eaux Vives

                         Luc Vincent de KRAKEN

                          François Parigot de Thorigné Eaux Vives

  Les bateaux : Arktika Polyform

 

Contact François Parigot